• 
  • Login
  • Newsletter

L’épidémie de grippe a débuté en France et est imminente chez nous

Nous avons évoqué dans notre précédente édition l’apparition de cas de grippe dans l’Est de l’Europe, en disant que cela finirait par nous toucher. C’est déjà le cas en France et les responsables de la santé publique dans notre pays prédisent une épidémie à nos portes. Chers Confrères, à vos stéthoscopes!

Modélisation
La grippe est arrivée en France avec la Bretagne comme première région n touchée.  C’est même un événement Outre-Quiévrain, non pas parce qu’il s’agit de la grippe mais parce que c’est la première fois cette année, que le début de l’épidémie de grippe est déterminé dans chaque région de France métropolitaine par une analyse qui s’appuie sur un nouvel outil d’alarmes statistiques issues de plusieurs sources. Cet outil a été développé par l’Institut de veille sanitaire (InVS). On est en effet capable aujourd’hui  de modéliser les épidémies avec leur début, leur évolution et leur fin. Et les courbes qui sortent de ces calculs statistiques varient, bien entendu, selon le type de maladie en cause, voire selon la variante de l’agent causal.
Réseau sentinelle
En France comme chez nous, l’Institut de veille sanitaire coordonne la surveillance de la grippe à travers le pays. Il analyse chaque semaine les données issues de son réseau de partenaires, tant au niveau national que régional. Un nouvel outil, mis en place en décembre 2015, génère des alarmes statistiques à partir de l’analyse de plusieurs sources. L’analyse de ces alarmes contribue, avec les données virologiques, au classement des régions selon 3 niveaux : absence d’épidémie grippale, phase de pré (ou post) épidémie, et phase d’épidémie. L’arrivée de l’épidémie est ainsi suivie au plus près de chaque région, ce qui permet d’adapter localement la réponse sanitaire.
Des gestes simples
Onze autres régions que la Bretagne sont en phase pré-épidémique. Selon l’analyse de la cellule d’intervention de l’InVS, l’épidémie grippale a débuté en Bretagne avec, entre le 18 et le 24 janvier. L’estimation du taux d’incidence des consultations pour syndromes grippaux est de 200 pour 100 000 pour le réseau Sentinelles. On compte une proportion de 5% de syndromes grippaux parmi les actes de SOS médecins. Il y a déjà eu à ce stade des passages aux services des urgences. Mais aucun cas grave n’a été rapporté en réanimation dans la région. Compte-tenu de tout cela, le réseau de surveillance s’empresse de rappeler les bons gestes, que nous connaissons tous, pour se protéger contre la grippe.
Vacciner au plus vite
Des mesures d’hygiène simples, telles que la limitation des contacts, le lavage régulier des mains régulièrement, la couverture de la bouche et le nez avec le coude ou l’avant-bras mais pas la main, quand on tousse ou éternue, l’utilisation de mouchoirs en papier à usage unique, contribuent à limiter la transmission de cette maladie qui se propage très rapidement de personne à personne. Cependant, la vaccination reste le meilleur moyen de prévention pour se protéger contre la grippe, en limiter les complications et le risque d’hospitalisation. Les populations à risque non encore vaccinées sont encouragées à se faire vacciner au plus vite, même si l’épidémie a démarré ou est proche. 
Année tardive
Nous aussi, a déclaré, nous sommes à la veille du déclenchement d’une épidémie de grippe. Le nombre de consultations pour symptômes grippaux est encore à son niveau de base mais s’élève nettement tout en restant très provisoirement en-dessous du seuil épidémique. L’épidémie survient plus tard que l’an dernier, a expliqué le commissaire à la grippe Marc Van Ranst. Mais cela reste plus précoce qu’en 2011 et en 2014. Remarquons toutefois qu’il s’agit ici d’influenza B, alors que les cas dont nous parlions en Europe de l’Est concernent l’influenza A.

Avec belga et l’Institut Français de Veille sanitaire.